Autour de Byblos — Un territoire qui prolonge la ville

Montagnes et falaises d’Akoura près de Byblos au Liban, paysage naturel typique entre Méditerranée et Mont-Liban

À Byblos, tout semble concentré autour de la mer.

Sortir de la ville

Paysage rural autour de Byblos avec collines, champs et troupeaux, transition entre la ville et la montagne libanaise

Puis, en s’éloignant légèrement, le paysage change.
La ville s’efface progressivement, remplacée par des collines, des vallées, des villages accrochés à la pente.

Le territoire s’organise entre deux lignes naturelles :
la Méditerranée à l’ouest, la montagne à l’est.

Entre les deux, un espace de circulation, de culture, de passage.

Byblos n’est pas isolée.
Elle s’inscrit dans une géographie plus large, qui a toujours conditionné ses échanges et son développement


Les rivières et les mythes.

Au sud de Byblos, une vallée s’ouvre.

Grotte d’Afqa au Liban, source du fleuve Nahr Ibrahim associé au mythe d’Adonis près de Byblos

Le Nahr Ibrahim, ancien fleuve Adonis, traverse un paysage encaissé, verdoyant, marqué par l’eau et la roche.

Depuis l’Antiquité, ce lieu est associé à des récits mythologiques.
C’est ici que certaines traditions situent les cycles de mort et de renaissance liés à Adonis.

Plus en amont, la grotte d’Afqa marque la source du fleuve.

Le site n’est pas seulement naturel.
Il est aussi chargé d’interprétations, de récits, de symboles.

Le territoire prolonge ainsi les dimensions culturelles déjà présentes à Byblos.


Villages et continuités

Autour de Byblos, les villages se succèdent.

Village de montagne près de Byblos avec bâtiments en pierre au cœur d’un paysage verdoyant du Mont-Liban

Aamchit, Eddé, Lehfed, Qartaba…
chacun avec sa topographie, son histoire, ses usages.

On y retrouve des églises anciennes, parfois construites sur des sites plus anciens encore.
Des habitations en pierre, adaptées au relief et au climat.
Des traces d’occupations qui remontent parfois à plusieurs périodes.

Ces villages ne sont pas des extensions de la ville.
Ils ont leur propre rythme, leur propre structure.

Mais ils partagent un même ancrage territorial, une même continuité d’occupation humaine.


Le territoire comme archive

Le paysage autour de Byblos conserve des traces qui dépassent l’histoire humaine.

Cèdres de Jaj dans le Mont-Liban près de Byblos, paysage naturel emblématique du Liban entre roche et végétation

À Hjoula, des fossiles témoignent d’un passé beaucoup plus ancien, remontant à des millions d’années.
À Jaj, les cèdres s’accrochent à un relief rocheux, marquant une autre forme de permanence.
À Mebaaj, une grotte s’étend sous la surface, révélant des formations géologiques anciennes.

Le territoire devient une archive à plusieurs niveaux : géologique, naturel et humain.

Byblos n’est qu’un point dans cet ensemble plus vaste.


Un territoire en relation.

Entre la mer et la montagne, les circulations continuent.

Balade équestre dans la région de Jbeil près de Byblos au Liban, activité de plein air dans les paysages du Mont-Liban

Des chemins relient les villages, traversent les vallées, suivent les reliefs.
Autrefois routes commerciales ou axes de déplacement, ils deviennent aujourd’hui des parcours, des itinéraires.

Le territoire autour de Byblos reste un espace en relation : entre ville et campagne ; entre littoral et montagne ; entre passé et usages actuels.

Ce qui se joue ici n’est pas figé.

C’est un équilibre entre continuité et transformation.